Khoutba centrale : « Si tu veux changer une personne, rapproche-la du Coran »
Il existe des livres que l’on lit puis que l’on oublie, des paroles que l’on entend et qui, avec le temps, perdent leur sens. Mais il existe un Livre qui ne cesse de parler au cœur de l’être humain, quel que soit le nombre de fois qu’il le lit et quelles que soient les années qu’il traverse. C’est le Coran, la Parole d’Allah, une lumière qui éclaire le chemin, un remède pour les cœurs et une guidance pour ceux qui souhaitent trouver le sens de la vie et le chemin qui mène à leur Seigneur.
Le Coran n’a pas été révélé uniquement pour que ses versets soient mémorisés, que sa récitation embellisse les rassemblements ou que ses exemplaires soient conservés dans des endroits honorifiques. Il a été révélé pour transformer l’être humain, l’éduquer, améliorer ses comportements, ennoblir son caractère et renforcer son lien avec Allah.
Allah, exalté soit-Il, dit :
« Ô hommes ! Une exhortation de votre Seigneur vous est certes venue, ainsi qu’une guérison pour ce qui est dans les poitrines, un guide et une miséricorde pour les croyants. » (Yunus, 10:57)
Dans un autre verset, Il dit :
« Nous faisons descendre du Coran ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. » (Al-Isra, 17:82)
C’est pourquoi, si tu veux changer quelqu’un, rapproche-le du Coran. Si tu veux que ton enfant grandisse et devienne une bonne personne, aide-le à aimer le Coran. Si tu veux que ton cœur trouve l’apaisement, ouvre le Coran. Si tu veux améliorer tes habitudes, tes paroles, tes actes et tes relations avec les autres, laisse le Coran t’éduquer.
Car, aussi puissant que l’être humain puisse être dans ses paroles, sa capacité à transformer le cœur d’autrui reste limitée. La véritable guidance appartient à Allah, et le Coran est l’un des plus grands moyens par lesquels Allah guide Ses serviteurs.
Othman ibn Affan, qu’Allah l’agrée, a prononcé des paroles qui comptent parmi les plus belles descriptions du lien entre l’être humain et le Coran :
« Si nos cœurs étaient purs, ils ne se lasseraient jamais de la Parole d’Allah. »
Cette parole est rapportée par Abou Nouaym dans Hilyat al-Awliya et par Ibn al-Qayyim dans ses ouvrages. Son message est profond : celui qui aime véritablement le Coran ne considère pas le temps passé en sa compagnie comme du temps perdu. Il y revient parce qu’il y trouve ce qui manque à son âme.
Réfléchissons au temps que l’être humain peut passer à écouter ce qu’il aime, à discuter avec des personnes qui lui sont chères ou à suivre des contenus qui l’intéressent. Il se demande rarement combien de temps il y a consacré. Pourtant, lorsqu’il ouvre le Coran, quelques minutes lui semblent parfois longues. Le problème n’est pas que le Coran manque de beauté, mais que le cœur manque parfois de disponibilité pour la ressentir.
C’est pourquoi Ibn al-Qayyim, en expliquant les paroles d’Othman, a souligné que le cœur pur se nourrit des vérités coraniques et y trouve son remède, tandis que le cœur alourdi par les péchés peut perdre sa sensibilité à la beauté de la Parole d’Allah.
Mais le Coran n’est pas un Livre réservé à ceux qui ont déjà atteint un degré élevé de foi. Au contraire, il est aussi un remède pour celui qui ressent sa faiblesse, qui lutte contre son âme, qui souhaite abandonner le péché et qui cherche à retrouver le chemin du retour vers Allah.
N’attends pas que ton cœur soit parfaitement pur pour commencer à lire le Coran. Lis-le afin que, par la permission d’Allah, ton cœur devienne progressivement plus pur.
Lis-le lorsque tu es heureux et lorsque tu es triste, lorsque tu es fort et lorsque tu es faible, lorsque tu comprends ce que tu traverses dans ta vie et lorsque tu as l’impression de ne plus rien comprendre à ce qui t’arrive.
Le Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui, a dit :
« Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui apprennent le Coran et l’enseignent aux autres. » (Al-Boukhari, 5027)
Ce hadith n’est pas resté une belle parole que les premières générations de musulmans se contentaient de répéter. Elles en ont fait un programme de vie.
Abou Abderrahman as-Soulami, célèbre récitant du Coran parmi les tâbi‘oun, consacra de nombreuses années à enseigner le Livre d’Allah. Lorsqu’il évoqua ce hadith, il expliqua que c’était précisément lui qui l’avait retenu dans sa mission d’enseignement.
Imaginons la vie d’un homme qui a consacré une grande partie de ses années à apprendre aux autres à prononcer correctement les versets d’Allah, à comprendre leurs messages et à les préserver dans leurs cœurs.
Ces hommes avaient compris que la valeur du savoir ne se mesure pas uniquement à ce que l’on possède, mais également au bien que l’on laisse derrière soi.
Un enseignant du Coran ne saura peut-être jamais combien de vies auront été transformées grâce à l’un de ses cours. Peut-être a-t-il appris une première sourate à quelqu’un qui deviendra plus tard hafiz. Peut-être a-t-il appris à un enfant à réciter correctement la sourate Al-Fatiha, et cet enfant enseignera ensuite à ses propres enfants et à d’autres personnes.
Que de bien peut se propager à partir d’un seul cours de Coran dispensé avec sincérité !
Parmi les grandes figures de la science des lectures coraniques, l’imam Nafi‘ al-Madani occupe une place particulière. Il est décédé en l’an 169 de l’Hégire. Il était l’un des sept grands imams des lectures coraniques et un éminent enseignant du Coran à Médine. Sa lecture a continué à être transmise de génération en génération. Parmi les transmetteurs les plus connus de sa lecture figurent Qaloun et Warsh.
L’imam Malik aurait déclaré que Nafi‘ était la référence des gens en matière de récitation du Coran.
Les ouvrages biographiques rapportent un récit étonnant selon lequel une odeur de musc émanait de la bouche de Nafi‘. Lorsqu’on lui demanda s’il se parfumait chaque fois qu’il s’asseyait pour enseigner aux gens, il répondit qu’il ne se parfumait pas, mais qu’il avait vu en rêve le Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui, réciter le Coran dans sa bouche et que, depuis lors, il ressentait cette odeur.
Ce récit est rapporté par Ibn al-Jazari dans son ouvrage Ghayat an-Nihaya fi Tabaqat al-Qurra. Toutefois, le transmetteur direct de ce récit, rapporté de Nafi‘, n’étant pas identifié, l’authenticité de cet événement n’est pas établie.
Ce qui est, en revanche, solidement connu, c’est l’immense contribution de l’imam Nafi‘ à l’apprentissage et à la transmission du Coran. Son véritable héritage ne réside pas seulement dans les récits remarquables de sa biographie, mais aussi dans les générations de musulmans qui ont appris le Livre d’Allah à travers sa lecture.
Telle est la véritable valeur d’une vie consacrée au Coran : l’homme s’en va, mais le bien qu’il a semé continue de vivre.
De même, dans la biographie du pieux savant et hafiz Chou‘ayb ibn Harb al-Madaïni, qui vécut au deuxième siècle de l’Hégire, il est rapporté qu’il vit en rêve le Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui, accompagné d’Abou Bakr et d’Omar, qu’Allah les agrée tous deux.
Selon ce récit, le Prophète aurait dit :
« Faites-lui de la place, car il est hafiz du Livre d’Allah. »
Cette narration est rapportée par Al-Khatib al-Baghdadi dans Tarikh Bagdad et mentionnée par Ibn al-Jawzi dans Sifat as-Safwa. Sa chaîne de transmission n’étant pas établie de manière fiable, cet événement ne peut être présenté comme un fait certain ni comme une preuve d’un honneur particulier reçu en rêve.
Cependant, Chou‘ayb ibn Harb était connu pour sa piété, son savoir et sa crainte d’Allah. Sa vie nous rappelle qu’un hafiz du Coran n’est pas seulement celui qui en a mémorisé les versets, mais aussi celui qui s’efforce de conformer sa vie à ce qu’il a appris.
Une leçon particulièrement forte sur l’apprentissage et les grandes ambitions de la vie nous est également offerte par la biographie de l’imam Al-Kisaï, l’un des sept imams des lectures coraniques et un grand spécialiste de la langue arabe, décédé en l’an 189 de l’Hégire.
L’imam Adh-Dhahabi rapporte qu’Al-Kisaï s’est consacré à l’étude de la grammaire arabe à un âge déjà mûr, avant d’atteindre un niveau de connaissance tel qu’il devint l’une des plus grandes références de son époque. L’imam Ach-Chafi‘i aurait déclaré que celui qui souhaitait approfondir véritablement la grammaire arabe devait se tourner vers Al-Kisaï.
Sa vie nous transmet un message important à tous ceux qui pensent avoir commencé trop tard à apprendre.
Il n’est pas trop tard pour commencer à apprendre le Coran. Il n’est pas trop tard pour améliorer sa relation avec lui. Il n’est pas trop tard pour développer de nouvelles habitudes.
Que tu aies quarante, cinquante ou soixante ans importe moins que ce que tu feras du temps qu’il te reste.
La valeur de l’ambition humaine ne réside pas uniquement dans le désir de réussir dans cette vie d’ici-bas, mais aussi dans la volonté de se rapprocher chaque jour davantage d’Allah. Le Coran nous apprend à ne pas nous abandonner à nos faiblesses et à comprendre qu’il existe toujours une possibilité de progresser.
Mais la plus grande valeur du Coran ne se manifestera pas uniquement à travers son influence sur notre vie terrestre.
Viendra un jour où l’être humain quittera sa famille, ses biens, son statut et tout ce qu’il a poursuivi dans ce monde. Viendra un jour où les éloges vides des gens ne lui seront d’aucune utilité et où sa valeur ne sera plus déterminée par ce qu’il possédait.
Ce jour-là, la véritable valeur de son lien avec le Livre d’Allah apparaîtra.
D’après An-Nawwas ibn Sam‘an, qu’Allah l’agrée, le Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui, a dit :
« Le Jour de la Résurrection, le Coran viendra accompagné de ceux qui le mettaient en pratique. Les sourates Al-Baqara et Al-Imran marcheront devant lui. »
Le Prophète compara ensuite ces deux sourates à deux nuages, à deux ombres sombres entre lesquelles apparaît une lumière, ou à deux groupes d’oiseaux déployant leurs ailes, qui intercéderont en faveur de celui qui les récitait et les mettait en pratique. (Mouslim, 805)
Imaginons la grandeur de cette scène !
Le jour où l’être humain sera préoccupé par son propre sort et où il aura besoin de la miséricorde d’Allah, il verra venir la récompense de sa compagnie avec le Coran.
Les sourates qu’il récitait, répétait et dont il s’efforçait de respecter les prescriptions deviendront, par la permission d’Allah, une cause d’intercession et de protection en sa faveur.
Ces sourates n’étaient pas simplement des paroles prononcées par sa langue. C’étaient des versets auxquels il consacrait son temps, qu’il préservait dans son cœur et qui guidaient ses actes.
Il est particulièrement important de remarquer un mot employé par le Prophète. Il n’a pas simplement dit que le Coran viendrait à ceux qui l’avaient appris, mais à ceux qui le mettaient en pratique.
C’est là que réside la différence entre le simple fait de connaître les paroles du Coran et celui d’appartenir véritablement au Coran.
Il ne suffit pas de connaître les versets qui parlent d’honnêteté si l’on trompe les autres dans ses affaires. Il ne suffit pas de mémoriser les versets qui parlent de miséricorde si l’on se comporte durement envers autrui. Il ne suffit pas d’apprendre les enseignements relatifs aux droits des parents, des voisins et des pauvres si l’on néglige ces droits.
Le Coran doit devenir visible dans notre comportement, nos paroles et nos relations avec les autres.
C’est pourquoi le Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui, a dit :
« Le Coran est une preuve en ta faveur ou contre toi. » (Mouslim, 223)
Dans une autre narration rapportée par Bourayda, qu’Allah l’agrée, il est décrit que le Coran viendra auprès de celui qui le suivait, le Jour de la Résurrection, sous la forme d’un homme au teint pâle, et lui dira :
« Je suis celui à cause duquel tu veillais pendant tes nuits et endurais la soif pendant tes journées. » (Ibn Majah, 3781 ; Ahmad, 22976)
Dans une version plus longue du récit, rapportée par Ahmad et Ad-Darimi, il est mentionné qu’une couronne de dignité sera placée sur la tête de celui qui était attaché au Coran et que ses parents recevront deux vêtements d’apparat dont la valeur dépassera celle de ce monde.
Lorsqu’ils demanderont pour quelle raison ils ont reçu un tel honneur, il leur sera répondu que c’est parce que leur enfant avait adopté le Coran.
Les narrations relatives à cette scène ont différentes chaînes de transmission, dont les savants ont donné des évaluations divergentes. Leur authenticité ne fait donc pas l’unanimité. Néanmoins, leur message encourage fortement à apprendre le Coran et à le mettre en pratique.
Dans une narration distincte rapportée par Mou‘adh ibn Anas al-Jouhani, il est mentionné que les parents de celui qui apprend le Coran et agit conformément à ses enseignements recevront, le Jour de la Résurrection, une couronne dont l’éclat sera plus beau que la lumière du soleil. (Abou Dawoud, 1453)
Les savants divergent quant à l’authenticité de cette narration. Son message nous rappelle néanmoins la responsabilité des parents et le grand espoir qu’ils peuvent nourrir lorsqu’ils élèvent leurs enfants auprès du Livre d’Allah.
Réfléchissons à tous les efforts que les parents consacrent à l’éducation de leurs enfants. Ils se préoccupent de leur scolarité, des langues qu’ils apprennent, du sport, de leur futur métier et de leur avenir. Toutes ces démarches sont utiles.
Mais il existe quelque chose qui ne devrait jamais être négligé : aider l’enfant à connaître son Seigneur, à aimer le Coran, à apprendre à réciter correctement ses versets et à comprendre les valeurs selon lesquelles il doit vivre.
Un enfant qui apprend le Coran ne développe pas uniquement sa mémoire. Il apprend à distinguer la vérité du mensonge, le bien du mal, la gratitude de l’ingratitude, la patience de l’impatience, la justice de l’injustice, la miséricorde de la dureté, ainsi que la responsabilité et le caractère éphémère de la vie d’ici-bas.
C’est pourquoi le mekteb, l’école coranique, est bien plus qu’un lieu où les enfants apprennent les lettres arabes. Avec la famille, il constitue un lieu où se construisent les fondements de leur personnalité.
Le Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui, a dit :
« Celui qui récite habilement le Coran sera avec les anges nobles et obéissants. Quant à celui qui récite le Coran avec difficulté et en butant sur les mots, il aura une double récompense. » (Mouslim, 798)
Quelle immense miséricorde d’Allah !
La récompense n’est pas réservée à celui qui récite le Coran parfaitement. Celui qui éprouve des difficultés de prononciation, pour qui la répétition est pénible et qui fournit de grands efforts pour maîtriser quelques versets bénéficie lui aussi d’une récompense particulière.
Nous ne devons donc pas décourager les enfants qui progressent plus lentement, ni les adultes qui commencent seulement à apprendre. Derrière un verset récité avec difficulté peuvent se cacher une grande sincérité, de la patience et beaucoup d’efforts.
Aucun enfant ne devrait abandonner le Coran parce qu’il lui semble difficile. Aucun adulte ne devrait avoir honte d’apprendre les lettres arabes à un âge mûr.
Celui qui ne connaît aujourd’hui que quelques sourates pourra en apprendre bien davantage demain. Celui qui peine aujourd’hui à lire pourra, grâce à une pratique régulière, devenir un excellent récitant. Quant à celui qui connaît le Coran dans son intégralité, il porte une responsabilité encore plus grande : le réviser quotidiennement et vivre conformément à ses enseignements.
Le Messager d’Allah, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui, a dit :
« Il sera dit à celui qui était attaché au Coran : “Récite et élève-toi, et récite distinctement comme tu le faisais dans la vie d’ici-bas, car ta place sera au dernier verset que tu réciteras.” » (Abou Dawoud, 1464 ; At-Tirmidhi, 2914)
Quelle distinction honorifique !
Dans la vie d’ici-bas, il récitait les versets, les répétait, veillait à ne pas les oublier et s’efforçait de les comprendre. Dans l’au-delà, ils deviendront, par la permission d’Allah, une cause de son élévation.
C’est pourquoi la valeur du hifz, la mémorisation du Coran, ne réside pas uniquement dans le nombre de pages mémorisées ni dans le temps nécessaire pour apprendre le Livre dans son intégralité. Sa valeur se manifeste dans la sincérité, la persévérance, la compréhension et une vie conforme au Livre d’Allah.
Aujourd’hui, l’être humain parle beaucoup de réussite, de développement personnel et de grandes ambitions. Il souhaite devenir plus fort, plus instruit, plus compétent et plus performant.
Il n’y a rien de mal à chercher légitimement à améliorer sa vie ici-bas.
Mais quelle est l’ampleur de nos ambitions lorsqu’il s’agit du Coran ? À quel point souhaitons-nous progresser dans sa récitation, sa compréhension et sa mise en pratique ? Quels efforts sommes-nous prêts à fournir pour devenir demain de meilleurs serviteurs d’Allah qu’aujourd’hui ?
Ne laisse pas ta plus grande ambition se limiter à ce que tu laisseras derrière toi dans ce monde. Fais aussi de ce que tu emporteras avec toi lorsque tu te présenteras devant Allah l’une de tes plus grandes ambitions.
Revenons donc au Coran.
Revenons à sa récitation, à la méditation sur ses versets et à la mise en pratique de ses enseignements.
Faisons en sorte que, dans nos maisons, le Coran ne soit pas seulement présent sur les étagères, mais également dans notre vie quotidienne.
Que nos enfants voient leurs parents le réciter. Que les membres de nos familles entendent ses versets. Et que notre comportement témoigne de notre foi en ce que nous récitons.
Si tu veux transformer ton cœur, rapproche-le du Coran.
Si tu veux que ton enfant grandisse en étant guidé par les plus belles valeurs, aide-le à aimer le Coran.
Si tu veux laisser derrière toi une trace qui perdurera après ton décès, enseigne le Livre d’Allah à quelqu’un.
Et si tu souhaites faire partie de ceux pour lesquels le Coran intercédera, par la permission d’Allah, le Jour de la Résurrection, ne te contente pas de le réciter : efforce-toi de vivre selon ses enseignements.
Car viendra un jour où nos conversations dans ce monde prendront fin, où les livres de nos œuvres seront refermés et où chaque être humain se tiendra devant son Seigneur.
Ce jour-là, nous comprendrons la véritable valeur de chaque verset que nous aurons récité avec sincérité, de chaque instant consacré au Coran, de chaque enfant que nous aurons instruit et de chaque péché auquel nous aurons renoncé par obéissance aux paroles d’Allah.
Si nos cœurs sont purs, ils ne se lasseront pas du Coran. Et si nous souhaitons qu’ils deviennent plus purs, le chemin consiste à revenir sincèrement au Livre d’Allah.
Ô Allah, fais du Coran le printemps de nos cœurs, la lumière de nos poitrines, la cause de la dissipation de nos soucis et de nos tristesses.
Fais de nous ceux qui le récitent, le comprennent, le mémorisent, l’enseignent et le mettent en pratique.
Accorde Ta bénédiction à nos enfants, à leurs enseignants et à tous ceux qui s’efforcent de préserver et de transmettre Ton Livre.
Ne permets pas que le Coran témoigne contre nous le Jour de la Résurrection. Fais-en plutôt un intercesseur en notre faveur, une lumière pour nous et une cause de Ton agrément.
Amine !
(Khoutba centrale du Chef de culte musulman Hafiz Hilmija Redžić du 16 octobre 2026 au « Centre Culturel Islamique de Luxembourg » à Mamer)